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Nouvelle réaliste

 
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Phoebe Halliwell
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MessagePosté le: 09/12/2007 16:09:26    Sujet du message: Nouvelle réaliste Répondre en citant

Ce matin de novembre, Emilien marchait dans les dernières feuilles mortes qui résistaient encore à  la bise et aux brumes matinales qui s'étiraient sur l’allée. Il frissonnait, non pas de froid, mais de mal-être, de tristesse.
Oh, de ce matin, il allait s’en rappeler très longtemps, depuis plusieurs heures, il marchait, sans trop savoir où il allait. Il tournait par hasard une fois à droite puis trois à gauche sans aucun ordre logique, et sans pensées. Et puis il s’était retrouvé là, devant cette statue, cet édifice, ces noms, ce nom. Surtout ce dernier, à qui il voulait tellement parler, son grand-père.
 
Emilien venait d’avoir vingt-cinq ans et il était malheureux comme une pierre, sans emploi. La veille avait été fatale à sa carrière, restructuration, restrictions budgétaires, il pouvait dire adieu à ses ambitions, son avenir. Il avait pleuré, avait ressassé pendant longtemps les événements de cette lugubre journée. Après avoir laissé tombé tout espoir, il décida de rentrer, espérant trouver dans son petit nid d'amour qu'il partageait avec Marie depuis six mois un réconfort, une protection, une chaleur.
Quelle ne fut pas sa stupeur de voir ce petit carré de papier, un de ces post-it Diddle qu'il avait offert à Marie un jour de bonheur où chaque petite chose devenait grandiose. Ces quelques mots y étaient écrits : je m'en vais, ne m’en veux pas.
 
Il avait pleuré, il pleurait toujours devant cette tombe où les noms de tous ces hommes comme son grand-papa avaient donné leur vie pour la patrie. Enfin c’est ce que lui répétait sa grand-mère lorsqu’il était petit. Mais il lui manquait tellement, il aurait voulu l’étreindre, lui raconter sa triste journée, lui crier son injustice.
 
 
Paul, le gardien du musée, nettoyait les vitres des étagères contenant des collections de pièces de monnaie.
Il ne fit pas tout de suite attention à un jeune homme assis par terre, devant le mémorial. Paul avait bien du travail vu que la nouvelle exposition allait s’ouvrir la semaine prochaine et que Madeleine, la femme de ménage était malade. Ouvrir les vitrines, déposer délicatement  les objets si précieux, les épousseter bien soigneusement au pinceau, les replacer, contrôler les étiquettes, et recommencer dans la prochaine salle…
 
Mais au bout d’un certain temps, ce jeune homme commençait à l’intriguer. C’était bien rare de voir des jeunes se recueillir et respecter ces braves hommes. Dix, peut-être quinze trains des CJ et du Pont Sagne avaient passés, il ne savait plus trop bien… C 'est un bruit que l'oreille élimine facilement. Les quarts d'heures s'étaient succédés allègrement ce matin, le monstre aux tubulures fantastiques était également là pour le rappeler, chuintement, sifflement, couinements et enfin des coups fatidiques. Pendant ses pauses, Paul ne pouvait pas s’empêcher d’aller admirer ce concert haut en couleur, qui changeait au rythme des saisons.
Plusieurs passants pressés, aux cols relevés, le visage entortillé dans une écharpe, l'avait salué, lui, Paul qui nettoyait ses armoires, image amusante, d'un petit homme sur une échelle, puis regards stupéfaits suivant leurs pensées et il s'en allaient au gré de leurs chemins. Quelques curieux, des habitués mêmes, s'arrêtaient pour entendre le temps chanter et l'on pouvait voir se dessiner un sourire sur leurs visages.
Au moment des douze coups de midi, Paul n'y tint plus,se rendit vers Emilien et lui tendit la moitié de son casse croûte… « Voilà, jeune homme, vous paraissez bien malheureux. » Le gardien était de nature généreuse et prêtait main forte à toute personne qui en avait besoin.
Emilien releva la tête et les sillons laissées par les larmes reflétaient le malheur, mais son expression changea du tout au tout dans les secondes qui suivirent, il voulut balbutier quelque chose, montra du doigt la porte d'entrée du musée et s'agita. Aucun mot ne sortit. Un individu de noir vêtu sortait avec la souplesse d'un chat, une boîte sous le bras.
Paul n'eut que le temps de crier « au voleur » Il voulut courir… Mais les feuilles mortes et son arthrose à la hanche le cloua sur place. Il s’effondra. Emilien le releva, ils se regardèrent hébétés, puis Paul se rua dans le musée. Effectivement, l'homme en noir avait fait main basse sur un lot de monnaies précieuses. Paul était dans de beaux draps…Il allait sûrement être sanctionné très sévèrement et même renvoyé, tout ça pour quelques secondes d’inattention. Ca lui apprendrait à avoir le cœur sur la main.
Paul sortit de sa torpeur en voyant ce pauvre homme dépouillé et complètement décontenancé,cet homme qui avait oublié son travail, ses responsabilité pour lui tendre une main charitable, pour l'aider, il voulait parler à son grand-père et il l'avait trouvé en Paul.
 
Brusquement et surgissant au son du coup de treize heures, une force, une fureur, montèrent en lui. Il s’en fut sans dire un mot à Paul. Le cerveau d’Emilien bouillonnait plus vite que tous les rouages de toutes les horloges du musée…Il courut le plus vite qu’il put. Mais que pourrait donc bien faire un voleur de toutes ces pièces de collections ? Les vendre… Les vendre au plus vite à ce satané antiquaire qui payait deux francs dix sous pour chaque chose et qui avait une sacrée réputation de receleur. Emilien courut comme un forcené jusqu’à cette boutique, qui se trouvait seulement quelques rues en dessous du musée.
 
Passé le coin de la rue, il allait arriver, et il resta bouche bée, incrédule, l'homme en noir était là, le blouson traînant à ses pieds, tranquille, serrant dans ses bras, une magnifique jeune fille avec une petite valise, et qui se prénommait Marie.
 








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MessagePosté le: 09/12/2007 16:09:26    Sujet du message: Publicité

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